Vendredi 4 juillet 2008

 Source : Fermes ouvertes 2008

Les hommes cultivent la vigne depuis fort longtemps (5000 ans avant JC) pour en consommer le raisin.
En France, la viticulture s'est surtout développée à l'époque gallo-romaine et au Moyen Âge ; les Romains ont perfectionné la culture de la vigne en l'introduisant dans le sud de la France. Ensuite, les moines du Moyen Âge ont contribué à l'évolution et à la maîtrise de cette culture. La noblesse a définitivement fixé l'entretien des vignobles dans notre pays comme une culture traditionnelle.

Actuellement, la superficie du vignoble français est en 2ème position (à égalité avec l'Italie), derrière l'Espagne.
La France est le 1er producteur mondial de
vin

 Née en Orient, environ 7000 ans avant JC, la vigne sauvage étendit ses racines vers l'Est et l'Ouest.
A partir de la Transcaucasie, terre des Géorgiens et des Arméniens, elle atteignit l'Inde puis la Chine par la route des caravanes.
Domestiquée par les peuples antiques d'Asie occidentale (les Sumériens, les Babyloniens, les Assyriens, les Égyptiens, les Hébreux, les Phéniciens...), la vigne s'épanouit pleinement sur les rives de la Méditerranée.
Les Grecs, initiateurs de la viticulture en Europe méditerranéenne, sont relayés dans leur œuvre civilisatrice par les Romains : la Sicile et le sud de l'Italie d'abord, les régions côtières de la France et de l'Espagne ensuite.

Notre premier vignoble s'implanta à Massalia (aujourd'hui Marseille), en même temps que ses fondateurs phocéens près de 600 ans avant l'ère chrétienne. Mais c'est avec l'arrivée des Romains que la culture de la vigne connut une extension systématique à travers la Gaule. Elle se répand au 1er siècle dans la vallée du Rhône, apparaît au IIème siècle en Bourgogne et dans le Bordelais, pour atteindre la vallée de la Loire au IIIème siècle, la Champagne et la vallée de la Moselle au IVème siècle, puis, Rome se christianisant, la vigne s'implantera jusqu'aux frontières septentrionales de l'Empire.

Après la découverte officielle de l'Amérique le 12 octobre 1492 par le célèbre navigateur d'origine italienne Christophe Colomb, la civilisation européenne du vin part à la conquête d'un monde nouveau. Produits et appréciés en Amérique du Nord et du Sud, la vigne et le vin gagnent progressivement de nouveaux territoires : Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande, bordure nord-ouest du Pacifique... 

La vigne couvre aujourd'hui près de 8 millions d'hectares dans le monde.
                                                                                                        à suivre...

par Dany publié dans : Histoire.
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Dimanche 18 mai 2008

Mort de Robert Mondavi, l'homme qui avait fait connaître le vin californien.
LOS ANGELES (AFP) - 17/05/2008 07h32 - SOURCE :
TV5 
le 19 avril 2005 à New York
Robert Mondavi, considéré comme l'homme qui a fait connaître le vin californien dans le monde entier, est mort vendredi dans sa propriété à l'âge de 94 ans, a annoncé une porte-parole de son entreprise Mondavi Winery au quotidien Los Angeles Times.
Mondavi, viticulteur et homme d'affaires considéré comme l'un des pionniers à l'origine de la prospérité de la Napa Valley, au nord de San Francisco (Californie, ouest), "est mort dans sa maison de Yountville", a indiqué la porte-parole.
Il était décrit par la revue spécialisée Wine Spectator comme "un des créateurs de vins les plus influents et les plus respectés dans l'histoire de la Californie".

Né en 1913 dans une famille d'immigrés italiens, il avait créé son entreprise viticole en 1966. Après des débuts difficiles, il avait réussi à s'imposer grâce notamment à son talent pour les relations publiques.
Son alliance en 1979 avec le baron Philippe de Rothschild, propriétaire du Château Mouton-Rothschild dans le Bordelais (sud-ouest de la France), concrétisée par la création de l'"Opus One", le vin le plus cher de Californie, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre sur la scène viticole mondiale.
Dans les années 1980 et 1990, il avait étendu son empire en prenant des participations dans des vignobles italiens, australiens et chiliens mais avait échoué à s'implanter dans le Languedoc (sud de la France) devant l'hostilité suscitée par son entreprise, considérée comme une multinationale plus intéressée par les profits que par la qualité du vin.
Robert Mondavi avait vendu fin 2004 son entreprise, Mondavi Corporation, au géant américain des vins Constellation pour plus d'un milliard de dollars.
Il avait publié en 1998 son autobiographie, "Les vendanges du bonheur".

par Dany publié dans : Histoire.
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Jeudi 8 novembre 2007
Voici le règlement intérieur d’une vinaigrerie d'Orléans, dans les années 1880 :
 
1.      Piété, propreté et ponctualité font la force d'une bonne affaire.
2.     Notre firme ayant considérablement réduit les horaires de travail, les employés de bureau n'auront plus à être présents que de sept heures du matin à six heures du soir, et ce, les jours de semaine seulement.
3.     Les prières seront dites chaque matin dans le grand bureau. Les employés de bureau y seront obligatoirement présents.
4.     L'habillement doit être du type le plus sobre. Les employés de bureau ne se laisseront pas aller aux fantaisies des vêtements de couleurs vives : ils ne porteront pas de bas non plus, à moins que ceux-ci ne soient convenablement raccommodés.
5.     Dans les bureaux, on ne portera ni manteau, ni pardessus. Toutefois lorsque le temps sera particulièrement rigoureux, les écharpes, cache-nez et calottes seront autorisés
6.     Votre firme met un poêle à la disposition des employés de bureau. Le charbon et le bois devront être enfermés dans le coffre destiné à cet effet. Afin qu'ils puissent se chauffer, il est recommandé à chaque membre du personnel d’apporter chaque jour quatre livres de charbon durant la saison froide.
7.     Aucun employé de bureau ne sera autorisé à quitter la pièce sans la permission de M. le Directeur. Les appels de la nature sont cependant permis et pour y céder, les membres du personnel pourront utiliser le jardin au dessous de la seconde grille. Bien entendu, cet espace devra être tenu dans un ordre parfait.
8.     Il est strictement interdit de parler durant les heures de bureau.
9.     La soif de tabac, de vin ou d'alcool est une faiblesse humaine et comme telle, est interdite à tous les membres du personnel.
10. Maintenant que les heures de bureau ont été énergiquement réduites, la prise de nourriture est encore autorisée entre 11 h 30 et midi, mais en aucun cas, le travail ne devra cesser durant ce temps.
11.   Les employés de bureau fourniront leurs propres plumes. Un nouveau taille-plume est disponible sur demande chez M. le Directeur.
12. Un senior, désigné par M. le Directeur, sera responsable du nettoyage et de la propreté de la grande salle, ainsi que du bureau directorial. Les juniors et les jeunes se présenteront à M. le Directeur quarante minutes avant les prières et resteront après l'heure de la fermeture pour procéder au nettoyage. Brosses, balais, serpillières et savon seront fournis par la Direction.
13. Augmentés dernièrement, les nouveaux salaires hebdomadaires sont désormais les suivants :
·        cadets (jusqu'à 11 ans) 0,50 F
·        juniors (jusqu'à 14 ans) 1,45 F
·        jeunes 3,25F
·        employés 7,50F.
·        Seniors (après 15 ans de maison) 14,50F. 
par Dany publié dans : Histoire.
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Lundi 2 juillet 2007
(D’après un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.)
En 1907, dans le Languedoc, de nombreux vignerons se révoltèrent contre le gouvernement français. Ce vaste mouvement de manifestations est le fruit d'une grave crise viticole survenue au début du XXe siècle.
Ce mouvement est aussi appelé révolte des gueux. Il a été notamment marqué par la fraternisation du 17e régiment d'infanterie de ligne avec les manifestants, à Béziers.

Le vignoble languedocien avant la crise de 1907
  • Une viticulture ancienne
La vigne est cultivée dans le Languedoc depuis les Romains. Elle s'est maintenue au Moyen Âge, notamment grâce aux monastères. Cependant, les activités agricoles étaient essentiellement basées sur les céréales, ainsi que sur l'élevage (principalement les ovins), et la culture de l'olivier.
La viticulture se développe auXVIIIème siècle grâce à la création du port de Sète et l'achèvement du canal du Midi. Le vin peut être plus facilement transporté vers de nouveaux marchés. On améliore aussi les techniques de conservation du vin. À la veille de la Révolution française, environ 50 % des terres sont couvertes de vigne autour de Béziers.
En 1853, le chemin de fer arrive en Languedoc, et permet à la viticulture languedocienne d’élargir ses débouchés, notamment le nord et l'est de la France, régions industrielles où les ouvriers sacrifient une part non négligeable de leur salaire dans l'achat de vin, et dans les grandes agglomérations françaises (Paris et sa banlieue, Lyon et le couloir rhodanien…).
  • Des ennemis microscopiques
Au XIXe siècle, la viticulture française fait face à plusieurs crises : l'oïdium, qui se répand aux alentours de 1850 en attaquant les feuilles de la vigne ainsi que les fruits, puis le phylloxéra en 1877, et à la fin du XIXe siècle, le mildiou, un autre champignon qui se fixe sur le dos des feuilles. Il produit à la surface de celles-ci des reflets huileux qui entraînent leur chute de façon précoce tout en affaiblissant le cep. Grâce à "bouillie bordelaise", mixant du sulfate de cuivre à de la chaux, et l’introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes naturellement résistants au phylloxéra, la vigne se trouve complètement régénérée.
Alors que partout ailleurs, surtout dans le Nord-Ouest, la surface plantée en vignes est en régression (le vignoble normand, par exemple, disparaît), elle augmente dans les départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales. À eux quatre, ils fournissent 40 % de la production française de vin.
Le Haut Languedoc, et plus particulièrement le Biterrois et Béziers, autoproclamée "Capitale mondiale du vin", s'enrichit rapidement. De grandes fortunes se forment. De grands propriétaires terriens, issus de l'industrie, de la finance ou des professions libérales, possèdent d'immenses domaines de plusieurs dizaines d'hectares. Béziers est certainement la ville qui profite le plus de l'essor économique lié à la viticulture. La ville s'embellit au cours de travaux d'aménagement prestigieux : les allées Paul-Riquet, superbe esplanade devenue le cœur de la vie citadine, ornée en 1838 de la statue de Paul Riquet œuvre de David d'Angers, et plantée de platanes en 1848 ; un théâtre est inauguré en 1844, dans un style « à l'italienne »; le pont Neuf en 1846 enjambe l'Orb; en 1870, un superbe jardin public est créé par le paysagiste Buhler, que les Biterrois appellent le plateau des Poètes, avec de nombreuses statues sculptées par Injalbert; on perce de belles avenues dans le centre ville où des halles modernes sont construites. De nouvelles arènes sont construites en 1897, sur le Pech de Valras. Elles accueillent de grandioses spectacles lyriques programmés par Castelbon de Beauxhottes (Prométhée, Déjanire, Les Hérétiques…) et des créations originales de Camille Saint-Saëns, de Gabriel Fauré ou encore Déodat de Séverac qui créa l'opéra Héliogabale à Béziers. Des intellectuels sont les hôtes de la ville, notamment Frédéric Mistral en 1864 et en 1902. Béziers diffuse l'image d'une ville prospère et artistique.
  • Le Midi Rouge
Le développement viticole du Haut Languedoc profite à de nombreux petits propriétaires. Certains ont un autre métier et ont ainsi un revenu d'appoint tiré de la vigne. Dans le Biterrois, il existe de nombreuses petites exploitations familiales qui vivent de la viticulture. Elles voient leurs bénéfices suivre la courbe ascendante.
La viticulture procure de nombreux emplois induits, ouvriers agricoles, tonneliers, fabricants d'engrais, d'outils, de machines, mais aussi dans le transport et le négoce. Les petits propriétaires doivent s'organiser pour mieux écouler leur production. Au début du XXe siècle, dans le Biterrois, certains d'entre eux fondent des coopératives.
1905 : construction de la cave coopérative de Maraussan, à l'ouest de Béziers. L'idée a germé dès 1901 et sous l'impulsion d'un limonadier biterrois, Elie Cathala habitué des circuits de distribution. Ce qui n'était au départ qu'une coopérative de vente devient une coopérative de vinification pour les viticulteurs coopérants. Au mois de mai 1905, la cave reçoit la visite de Jean Jaurès. À la suite de Maraussan, d'autres caves coopératives seront construites dans le Languedoc, le Roussillon et dans les autres régions viticoles françaises, en Provence comme dans le Bordelais.
Une grande majorité de ces "petits vignerons" coopérants du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste (mise en commun des outils de production et des bénéfices de la vente, principe de base des caves coopératives), formant ainsi un "Midi Rouge". La majorité des élus locaux, issus de communes rurales ou du milieu viticole, sont les représentants politiques de ce "Midi Rouge".
Des liens politiques unissent les vignerons et ouvriers agricoles du Languedoc aux classes ouvrières de la France du nord et de l'est.
Crise du début du XXe siècle
  • Crise de surproduction
Les années 1902 et 1903 avaient connu de faibles récoltes, dues à la météorologie : 35 à 40 millions d’hectolitres. Les cours sont alors de 16 francs, puis de 24 francs l’hectolitre.
En 1904 et 1905, toujours à cause de la météorologie, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l’Europe : la hausse de production est de 96 % en France, de 48 % en Espagne, de 16 % en Italie, les trois principaux producteurs européens. Alors que le seuil de mévente se situe à 50 millions d’hectolitres, la production est de 69 millions . La production se maintient à un niveau élevé les années suivantes : 58 millions d’hectolitres en 1905, 52 en 1906, 66 en 1907. Le prix de l’hectolitre de vin passe à 6 ou 7 francs .
Le vin languedocien se vend de plus en plus mal. Les récoltes abondantes font gonfler des stocks devenus impossibles à écouler. Dans les troquets, on vend même le vin « à l'heure » : on paye et on boit tout le vin que l'on veut… ou que l'on peut boire !
Dès 1905, une manifestation rassemble 15 000 personnes à Béziers.
  • Concurrence accrue et vins frelatés
À cette crise de surproduction, s’ajoute la concurrence étrangère (l’Espagne et l’Italie ont elles aussi des excédents à écouler), et celle des vins algériens.
De plus, le marché est en partie occupé par des vins élaborés à partir de raisins séchés importés (type raisins de Corinthe), de vins dits « mouillés » (allongés d’eau), chaptalisés ou même élaborés sans raisin. Si les vignerons accordent une grande importance à cette concurrence déloyale, qui existe, elle ne représente pas plus de 5 % du marché .
Les événements de 1907
  • Le comité d'Argeliers
1907, la crise est là. Les petits viticulteurs sont ruinés, les ouvriers agricoles sont au chômage. Il y a un effet domino sur toute la population, la ruine des vignerons entraîne celle des commerçants et des autres corps de métiers, la misère règne sur tout le littoral. Les vendanges de 1906 ne se vendent pas. En février 1907, une grève fiscale commence à Baixas.
Le 11 mars 1907, le signal de la révolte est donné par un groupe de vignerons du Minervois, dans le village d'Argeliers. Ils sont menés par Marcelin Albert qui fonde le Comité de défense viticole ou Comité d'Argeliers. Il organise une marche, avec 87 vignerons, vers Narbonne, pour avoir une entrevue avec une commission parlementaire.
Tous les dimanches, des meetings et des manifestations sont organisés.
  • Les grandes manifestations
Le mouvement s'accélère et gagne en ampleur :
  • 31 mars : cinq à six cent manifestants à Bize-Minervois ;
  • 7 avril : mille manifestants à Ouveillan ;
  • 14 avril : quelque milliers de manifestants à Courzan ;
  • 21 avril : dix à quinze mille à Capestang ;
  • 28 avril : vingt mille manifestants à Lézignan-Corbières ;
  • 5 mai, on compte 100 000 personnes à Narbonne où l'armée fait feu sur les manifestants (il y a deux morts) ;
  • le 12 mai, ils sont cent à cent cinquante mille sur les allées Paul Riquet et au Champ-de-Mars à Béziers, où l'armée fraternise avec la foule (le 17e régiment d'infanterie de ligne)
  • le 19 mai : près de deux cent mille manifestants à Perpignan, où les viticulteurs incendient la Préfecture ;
  • le 26 mai : plus de deux cent mille manifestants à Carcassonne ;
  • le 2 juin : trois cent mille manifestants à Nîmes ;
  • le 9 juin, au moins un demi million à Montpellier.
Le 12 mai 1907 à Béziers, plus de 150 000 manifestants parcourent les avenues de la ville. Sur les banderoles portées par les vignerons on pouvait lire : « La victoire ou la mort ! », « Mort aux fraudeurs », « Assez de parole, des actes », « Du pain ou la Mort » ou encore « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ». Les manifestants venaient de plus de 200 communes de la région et ils ont été rejoints par de nombreux employés et commerçants de la ville. La manifestation est clôturée par les discours prononcés par Marcellin Albert et par le maire de Béziers, Émile Suchon, discours prononcés sur la place de la Citadelle (aujourd'hui Jean Jaurès). Il y eut quelques incidents légers lors de l'appel à la dispersion des manifestants.
Tout le Languedoc semble se liguer contre Clemenceau, président du Conseil. La révolte vigneronne ne faiblit pas, et rassemble toutes les tendances politiques. Le 31 mars, le député et ministre Albert Sarraut démissionne. La manifestation de Montpellier est la plus grosse manifestation de la troisième République : les royalistes soutiennent activement le mouvement, ainsi que les radicaux. Seul le parti socialiste se montre inquiet de l’aspect interclasses de la lutte.
Le 10 juin, de nombreux élus languedociens démissionnent pour protester contre l'absence de solution proposée par le gouvernement. Clemenceau compte sur un pourrissement et un essoufflement de la révolte. Il a tort : 600 maires annoncent leur démission, dont le maire socialiste de Narbonne, Ernest Ferroul, qui a soutenu le combat mené par Marcelin Albert, après s'en être méfié à l'origine. Il va mener la fronde des élus. Il est emprisonné à Paris le 19 juin.
  • Les mutins du 17e
Le 18 juin 1907, le 17e régiment d'infanterie de ligne est muté de Béziers à Agde.
Dans la soirée du 20 juin, environ 500 soldats de la 6e compagnie du 17e régiment d'infanterie se mutinent. Ils emportent armes et munitions, quittent la caserne où ils étaient cantonnés, et prennent la direction de Béziers, à pied. Ils parcourent une vingtaine de kilomètres, par une marche de nuit. Le 21 juin, en début de matinée, ils arrivent à Béziers. Ils sont accueillis chaleureusement par les Biterrois. Les soldats s'installent alors sur les Allées Paul Riquet, longue esplanade au centre de Béziers et ils fraternisent avec la population qui n'hésite pas à leur offrir de la nourriture et du vin. Les autorités militaires ne peuvent accepter cette mutinerie. L'exemple du 17e régiment peut donner des idées similaires à d'autres régiments de la région. Les forces de l'ordre chassent les mutins dans la journée, sans aucun incident majeur. Le 22 juin, par train, les soldats sont contraints de regagner leur caserne agathoise. Plus tard, les leaders de la mutinerie sont envoyés en Tunisie, à Gafsa, par mesure disciplinaire, puis connaissent l'horreur des tranchées pendant la Grande Guerre.
Sortie de crise

Marcelin Albert qui est pourchassé par la police se sauve à Paris. Il ne réussit pas à être reçu à l'Assemblée nationale qui débat du projet de loi contre la fraude. Il réussit à se faire recevoir par Georges Clemenceau, chef du gouvernement, au ministère de l'Intérieur. Ce dernier va le persuader de retourner calmer la rébellion, et vante aux journalistes le fait qu'il a donné un billet de cent franc à Marcellin Albert. Ce billet destiné à payer le retour en train, et qui sera d'ailleurs remboursé, entraîne la colère des anciens amis, le "rédempteur" devient le "vendu" qui manque de se faire lyncher. Albert part en Algérie, discrédité et détesté, les vignerons d'Algérie se cotisent pour lui qui a défendu les viticulteurs, mais il meurt dans la misère.
Le Parlement adopte une série de lois pour réduire le sucrage et le mouillage des vins, le 29 juin. En septembre, la Confédération générale viticole est créée. Cependant, les effets de la crise viticole sont longs à résorber. Des milliers d'hectolitres de « pinard » sont distillés. Le Languedoc connaît par la suite d'autres crises viticoles, liées à la surproduction et à la mévente (on parle de « crises chroniques » de la monoculture de la vigne).

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Vendredi 15 juin 2007




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'Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons'.
 
 
Pasteur
par Dany publié dans : Histoire.
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